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 Un meurtrier musicien ? [ PV Harold Taylor]

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MessageSujet: Un meurtrier musicien ? [ PV Harold Taylor]   Dim 30 Mar - 23:04

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Est-ce qu'une souris souffre ? Est-ce qu'elle pense comme nous ? Tu n'en savais rien mais quand Mistigrette croisa ton regard  tu compris qu'elle avait peur. De qui de quoi, un homme, tu ne vis que ses chaussures...ramassait un piège à terre. Et soudain, tu saisis que quelque chose liait Mistigrette à cette souris morte à terre car elle voulut sauter de ton épaule mais tu la retins juste à temps.

On appela le poseur de piège et il lâcha la souris avant de partir en courant...Peut-être pour réparer ton dernier forfait: Des balles trouvées dans la nursery toutes petites déposées avant l'heure du coucher devant la porte de ce cher fils Northwoods.


Tu perçus un éclat de voix...William ? Tu n'en étais pas sûr mais en approchant de ce petit corps de souris sans vie que Mistigrette reniflait sans comprendre
de la haine parcourut tout ton corps. Comment avait-il osé ? Même si tu savais que ce n'était peut-être pas lui, tu ne pouvais pas t'empêcher de l'accuser, tu avais besoin d'un coupable Robin, pour ne pas pleurer.

Ce n'était pas le premier piège que tu voyais mais d'habitude tu le cassais en t'amusant dans la nuit avant qu'une souris soit morte, du moins avant
que tu ne la vois morte, mais là cela avait été une bévue, une erreur...et tu ne pouvais te le pardonner autant que tu en voulais à l'auteur
de ce piège.

Tu balanças le piège contre le mur avant de la ratatiner de ton pied, des larmes de rage perlaient de tes yeux. Cela ne faisait qu'augmenter ton envie
de faire des bêtises, puéril, mais seule réaction de défense que tu pouvais te permettre. Mistigrette couina et s'approcha de toi, elle semblait ne pas comprendre.

Tu ne savais pas quelle relation ta souris avait avec l'autre, amis, amoureux ? Mais tu voyais bien que Mistigrette ne comprenait pas que c'était fini. Elle
essayait sans cesse de relever ce corps de souris qui n'avait plus une once de vie. Tu retrouvas un semblant de calme et approchais ta main
de Mistigrette:


"Il faut l'enterrer Mistigrette c'est fini..."


Et pour la première fois de sa vie ta souris...te mordit le doigt. Du sang perla de celui-ci. Tu te mis à pleurer, pas car tu avais mal au doigt,
tu n'étais plus un bébé, mais car tu ne trouvais pas les mots et que même si tu les avais tu ne saurais pas parler souris pour expliquer à Mistigrette
ce qu'était la mort. Pour lui dire que soulever de son museau en le reniflant ce corps de souris sans vie ne servait à rien.

Tu finis par te calmer un peu du moins niveau larmes et t'assis en tailleur au sol attendant que ta souris se calme aussi. Ce qui prit de nombreuses heures, il était
2 heures du matin quand elle arrêta de renifler ce corps sans vie, elle n'avait toujours pas compris mais semblait fatiguée. Sûrement chercherait-elle
son camarade mais personne ne lui ferait du mal, pas à Mistigrette ni même à Madame Blacky de Purple ton araignée! Car tu étais là pour veiller sur elles.

Soudain, tu entendis un cri, plus de doute c'était William qui venait de sermonner on ne sait quel domestique pour avoir glissé
sur ces fichues billes en fer en essayant de réparer ta bêtise. Tu ris dans ta barbe inexistante ! Tu aimais fâcher William et le mettre dans l'embarras
quoi qu'il en coûte le jeu reprenait! Tu allais lui mener la vie encore plus dure ! Ça lui apprendra à s'être montré plus malin que toi !

Tu mis la souris morte dans la grande poche de ta veste et mis Mistigrette à moitié endormie sur ton épaule, elle s'y lova de manière à ne pas tomber. Tu avais
un enterrement à faire mais avant tout ton être criait vengeance. En catimini tu te glissas vers les chambres des domestiques et sortis des fourmis rouges de ta poche
dans un pot, tu les avais au départ attrapées pour ton araignée, tu ouvris le pot et les fourmis rouges se hâtèrent de fuir sous la porte dans la chambre de William.


C'était presque trop facile, ah il aimait piquer des vies de souris et bien c'est lui allait se faire piquer !

Puis tu remis le pot dans ta poche et te dirigeas vers le cimetière. Tes pas bruissaient sur les cailloux, tu entendais le petit ronflement de Mistigrette près de ton oreille.

Il faisait frais, tu n'étais plus en colère. Tu avais de quoi t'occuper entre Wiliam et le fils Northwoods, tu pris Mistigrette dans ta main avant de la poser
à terre, Tu te baissas et creusas une petit trou où tu posais la souris morte. Tu repris Mistigrette dans ta main:


" Tu vois Mistigrette, ton ami dort près de moi à présent...Sûr qu'il n'aura plus mal ou peur je prendrai soin de lui !"


Tu souris à ta souris qui se lova dans ta poche à présent vide. Tu allais rentrer quand une silhouette te bouscula. Tu crias de surprise.
On se serait cru dans un récit d'horreur mais... la silhouette...semblait désespérée et elle avait une guitare à la main. Un meurtrier musicien ?
Te dis tu oubliant que tu étais déjà mort.


[ HRP: A toi ^^]
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MessageSujet: Re: Un meurtrier musicien ? [ PV Harold Taylor]   Ven 16 Mai - 20:54



« Et je marche à reculons, sur le chemin inexistant qu'a été ma vie. Et je marche à l'envers, tête vers le ciel, priant mes frères de là-haut de les rejoindre, sans un mot. »



J'aime te haïr. Je déteste t'aimer. C'est une phrase qui me hante, tu sais, là dans mon esprit foudroyé. C'est une phrase qui me chuchote des mots cons à l'oreille, juste pour presser un peu plus mon cœur dans un étau, juste pour l'étouffer jusqu'à crever sous le manque d'air ; le manque de toi. La haine contre celui qui a prit mon innocence entre ses paumes pour l'écraser sous mes yeux. Il n'en reste plus rien aujourd'hui, est-ce que tu le sais au moins ? Je suis sûr que tu me vois, de là-haut, là où il fait très beau, où les oiseaux chantent et où les anges volettent en riant. Je suis sûr que tu te fiches de moi, le fantôme devenu fou par douleur d'amour. Et je voudrais, je voudrais jouer à m'en écorcher les doigts, tu sais, je voudrais pouvoir t'oublier dans les notes stridentes de mon ancien amour ardent, pour toi, tes mots, ta peau, juste pour revoir l'ancien toi, celui que j'aimais. Tu te souviens ? Comme on était joyeux, tu te souviens, comme on était heureux ?

J'aime te haïr. Je déteste t'aimer. Que tu me hantes, que tu me bouffes, que tu me ronges, comme ça, que ton souvenir s'impose à moi comme un coup de poing dans l'estomac. Je te hais, de m'avoir tout pris, de ne m'avoir rien laissé, même pas l'ombre d'un espoir. Un putain d'espoir, c'était trop te demander ? Un je t'aime à la volée, même pas penser. Rien que ça, un je t'aime chuchoté au creux de mon oreille, ça m'aurait peut-être moins abîmé, tu sais, les Abysses c'est moche, elles sont froides, la solitude est maîtresse, et la mort dans l'âme elle rôde partout. Mais même ça j'ai pas pu le faire, crever. En finir une bonne fois pour toute, non, il a fallut que je devienne fantôme mélancolique, fantôme aux relents nostalgiques, qui regrette ce bon vieux temps quand il était enfant, un petit garçon qui voulait juste jouer au ballon. Dit, t'entends mon cœur qui te hurle à l'aide, là haut ? Dit, tu m'entends pleurer ton prénom, à l'apogée de douleur, le pire, le pire dans tout ça, c'est que j'ai encore besoin de toi, le pire c'est que ton ancien toi me manque. Ton sourire, ta gentillesse et ta maladresse, ton inquiétude facile et tes jeux débiles. Tu me manques. Mais j'te hais. J'te hais pour m'avoir brisé, moi le vase en verre.

Je marche les yeux dans le vague, les larmes que je n'ai plus tombant en courant d'eau dans mon âme esseulée, je suis seul, encore, toujours. Avec pour seule compagnie ton souvenir et ma guitare. Guitare des pluies guitare des neiges, guitare des souvenirs guitare des péripéties. Elle en a vu de toutes les couleurs, la pauvre, mais c'est tout ce qui me reste de ce passé enfouis. Je marche les yeux dans le vague, le cœur au bord des doigts. Jouer des cordes jouer des ordres. J'suis plus rien, j'ai sans doute disparu, mais j'suis là quand même, pas par pas, j'avance sur un chemin que je vois pas. Noyade, je suffoque, noyade, je bois la tasse de mes propres larmes gardées dans un vase d'âme floue. Je voudrais, une délivrance, je te voudrais devant moi. Que j'puisse te réduire en cendres de mes propres mains, moi aussi, te briser comme tu m'as brisé. Mais tu l'es déjà n'est-ce pas ? Au fond, au fond, si tu es fou, c'est qu'on t'a cassé et que je n'ai simplement rien vu, rien compris, rien entendu.

Un cri. Je fis un bond, faillis lâcher ma guitare, reculais en poussant un cri aussi. Je suis vraiment une mauviette. Mais mon épiderme en a touché une autre, c'était froid, mais tout en chaleur, j'ai bousculé quelqu'un, non, non, panique. Mon regard tombe en bas, un enfant qui doit me prendre pour un dément. Nan t'inquiètes petit, j'ai juste mal au cœur que je n'ai plus, t'inquiètes petit, j'suis juste mort de l'intérieur, t'inquiètes, ça va, je vais pas te faire de mal. Je ne peux pas te toucher, j'ai peur de toi, j'ai peur de tout, comment le pourrais-je moi ? Je soupire, recule un peu. Et puis je vois la petite montagne de terre retournée, elle vient juste d'être faite. Par ce gosse ? Il a enterré quoi là, un trésor ? Je le regarde. J'ai déjà dû le voir quelque part, un Northwoods peut-être ? J'sais pas. Je m'en fous un peu, au fond. Le monticule de terre.

« … Tu as enterré quoi là-dedans ? »

J'suis même pas curieux, c'est ça le pire. Mais au fond, au fond, c'est juste pour engager la conversation, parce que la solitude m'étouffe, parce que j'ai peur tout seul dans le noir le plus profond, le noir de mon cœur, de mon être et de ma tête. Connard. Je te hais. Je t'aime. Je veux crever, ne plus penser, ne plus imaginer. T'oublier.


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MessageSujet: Re: Un meurtrier musicien ? [ PV Harold Taylor]   Lun 23 Juin - 18:03

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Tu le regardas, cheveux en bataille, yeux plein de larmes, effrayés aussi. Tu étais rassuré. Même si ta joue te faisait mal, sous la surprise tu t'étais cogné à une tombe en chutant. Enfin, ce n'était pas un type dangereux.

Peut-être, un pauvre type qui avait trop bu. Tu le considéras encore quelques secondes quand il posa sa question:


« … Tu as enterré quoi là-dedans ? »


Tu tournais la tête, ta joue avait pris une teinte rouge-bleu mais tu serrais les dents
pour ne pas pleurer. Père n'aimait pas qu'on pleure. Tu dis très sèchement :


« Père m'a toujours dit de ne pas parler aux inconnus.»

Non que tu ais quelque chose contre les moins riches...La misère, Nourrice t'avait appris à ne pas la mépriser mais tu ne pouvais supporter qu'il s’immisce dans ton quotidien. Ce quotidien brisé il y a cent ans.


Tu caressas ta souris endormie dans ta poche. Bon...tu n'avais pas envie de rentrer alors pourquoi pas discuter.


«Sinon à par boire et pleurer, vous faîtes quoi au quotidien ? »


Ce n'était pas la meilleure des entrées en matière mais tu t'en moquais. Ton regard s'assombrit un peu.


« Si vous voulez savoir, j'enterrais une amitié de mon amie...»


Tu serras les poings les posant à ta terre. Ta mâchoire te lança, tu étouffas un couinement avant de mettre ta main sur ta joue. Tu pleurais à présent, Sarah aurait su quoi faire... Maman Sarah...mais bon tu avais ta dignité, et penser au fait que les enterrements de tes proches avaient du avoir lieu, en cent ans, ne servait à rien.

Déprimer ne sert à rien. " You can be brave and proud so be it" Du moins c'était ce refrain que te répétait sans cesse ta gouvernante.


Tu te retournas vers la loque humaine, du moins c'est ainsi que tu le voyais.


« Ce n'est pas un endroit qui sied à un vivant, ne croyez vous pas qu'un bar vous irait mieux ? »


Tu te moquais bien que si il n'était pas mort cette phrase lui paraîtrait étrange, on te gronderait une fois de plus, c'est tout. Tu aimais voir les traits énervés de William car tu avais l'impression en ces instants de ne plus lui être invisible. Tu aimais William comme un père, mais tu aurais préféré mourir cent fois que te l'avouer.


Et maman Sarah ne t'avais jamais interdit, elle, de faire des bêtises, rien ne te retenait donc. A part peut-être une promesse.

«  Shalley Ravenshill, je la cherche...elle ou... sa tombe...Quelqu'un m'a dit que je la reverrai un jour... »

Tu soupiras le regard dur:

« Je vous dis ça comme ça, vous savez, Nourrice me disait que les poètes savaient tout ! Et qu'ils étaient souvent tristes et musiciens !

Mais je n'ai jamais rencontré de poète... »


Tu te levas et serras à nouveau les dents mais tu ne pus t’empêcher de verser deux-trois larmes qui te firent grimacer en passant sur ta joue endolorie. Tu les essuyas vite. Maman Sarah aussi ne voulait pas que tu pleures "Je ne veux plus voir une larme couler de ces yeux!" Cela avait été ses mots tendres, doux, tes trésors, ton insolent courage.

«Enfin, vous m'avez l'air plus paumé que poète. Il doit y avoir erreur sur la personne.»

Tu saluas le musicien et t'apprêtais à partir quand...

[ HRP: A toi ^^]

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