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 Lavie Head

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Messages : 6
Féminin



MessageSujet: Lavie Head    Ven 30 Mai - 12:24


Identité

Lavie Head
Généralités
Surnom ;; Aucun
Âge au moment de la mort ;; 22 ans
Date de naissance ;; Le 21 Mai 1865
Nationalité ;; Anglaise
Sexe ;; Féminin

Situation amoureuse ;; Elle venait de se marier lorsqu'elle est décédée dans l'incendie. Son mari a lui aussi péri dans les flammes.
Situation familiale ;; Lavie n'avait que son père.
Situation financière ;; A sa mort, elle avait atteint la richesse. Mais quelle importance, désormais.

Groupe ;; Âmes en peine
Emploi ;; //
Particularités

Ah, j'ai appris la terrible nouvelle...  Vous êtes décédé, n'est-ce pas ?  Cela vous rend triste ?
Je n'ai pas immédiatement réalisé que j'étais décédée dans l'incendie du manoir Northwoods. Il m'a semblé que je me suis endormie dans les vapeurs de suie... Je n'ai pas souffert. Et je me suis réveillée il y a peu. Je ne sais qu'en penser. Mais je n'imaginais pas mourir avant d'être une vieille femme, je l'admets...
D'ailleurs, c'était un honteux assassinat !  Avez-vous l'intention de prendre votre revanche ?
Contre qui devrais-je prendre cette revanche ? Cela ne me ramènera certainement pas à la vie. Je tâche de me faire à ma nouvelle forme... J'appartiens au passé, désormais.
Vous avez probablement raison.  Mais, autrefois, vous deviez bien avoir un rêve, un but !  Quel était-il ?
J'aurais voulu reprendre la tête de la boutique de chapeaux que tenait mon père. Malheureusement, avant même que je ne meure, mon rêve ne put se réaliser. Des obligations soudaines sont survenues, et m'ont barré à jamais la route que je souhaitais prendre.
Et à présent, que comptez-vous faire ?
Je l'ignore. Mais j'aimerais en tout cas comprendre, si je suis morte, pourquoi je ne suis pas définitivement partie de cet endroit. Je ne comprends d'ailleurs pas ce qui me retiens en ces lieux.
Je vois, oui.  Y a-t-il quelque chose qui vous effraye ?
Je crains d'être condamnée à toujours rester ici. Si seulement je pouvais disparaître pour de bon, et dire adieu à cette demi-vie...

♦️ ♦️ ♦️

Êtes-vous plutôt un meneur ou un suiveur ?  
J'ai rarement pris des décisions de mon propre chef... Disons que l'on m'a fait suivre une ligne toute tracée, sans me demander mon avis. J'avoue n'avoir jamais osé protester contre cela.
Préférez-vous le sucré ou le salé ?  
Quelle question singulière. Ma foi, je ne sais plus. Il me semble qu'autrefois, j'aimais beaucoup les pâtisseries.
Délicieux en effet.  Et quelle est votre couleur préférée ?  
C'est une chose que je laisse aux vivants. Ils sauront les apprécier bien plus que moi. Mais j'aimais beaucoup les couleurs pastel, étant petite.
Absolument ravissant.  Mais je me demandais...  L'éternité, c'est bien long.  Que faites-vous pour vous distraire ?  
Je lis des ouvrages que je trouve dans le manoir.  Certains de ces livres sont sans doute aussi vieux que moi. Ils me tiennent compagnie, tout comme je leur tient compagnie. Sur leurs étagères, ils doivent s'ennuyer terriblement, bien plus que moi.
Hum, d'accord...  Y a-t-il un endroit dans le manoir ou les environs que vous aimez particulièrement ?  
La bibliothèque, pour reprendre ce que j'ai dit précédemment.
Ah ?  Je devrais allez y jeter un coup d’œil à l'occasion.  Testons vos connaissances maintenant : savez-vous parler plusieurs langues ?  
Je parle l'anglais, ma langue maternelle, ainsi qu'un peu de français.

♦️ ♦️ ♦️

Quel trait de caractère recherchez-vous chez les autres ?  
La gentillesse d'autrui me touche beaucoup. Certains disent que c'est un signe de faiblesse. Je ne vois pas les choses de cet œil : quelqu'un de gentil est quelqu'un de bon, qui sait faire attention à autrui. Ce sont des personnes d'agréable compagnie, et bien souvent ce sont des gens simples qui sont pourvus de cette qualité. C'est là tout ce que je recherche.
Vraiment ?  Et quel est celui que vous détestez ?
Je n'aime pas les gens calculateurs.

Apparence
Lavie est une jeune femme âgée de vingt-deux ans, de taille moyenne. En effet, elle atteint un mètre soixante-dix. D'une nature assez chétive quand elle était petite, elle a grandit en restant toujours très mince. Quand elle marche, Lavie a une allure lente, parfois un peu maladroite, car les deux jambes qui supportent tout son corps sont maigrelettes. Lorsque l'on voit Lavie de loin, on peut affirmer sans se tromper qu'il s'agit d'une femme aussi fine qu'une alouette. Pourtant, sa taille marquée et sa discrète poitrine lui confèrent des formes chaleureuses, qui se marient harmonieusement avec le frêle reste de son corps.

Sa minceur se constate au niveau de son visage. Son menton arrondi souligne la finesse des traits de ses joues, et de son cou blanc. Quand elle sourit, Lavie soulève deux timides pommettes qui n'apparaissent qu'à cette occasion. Aujourd'hui, on ne voit plus guère ces petites pommettes. Mais autrefois, elle étirait souvent ses lèvres rosées en un joli sourire. Elle avait bien plus souvent le cœur à rire que depuis son décès. Désormais, ses lèvres sont bien souvent closes, et aussi pâles qu'une pierre polie. Cela lui donne un air assez triste, voire même maussade.
Avant, elle avait également le regard vif, et pétillant de vie. A présent, elle est dotée de deux grands prunelles brunes, qui ne scintillent plus. Elle ont un reflet opaque, et terne, tout comme l'existence faite d'errance de Lavie. Quand ces deux galets sombres plongent leur ombre dans les yeux d'un vivant, celui-ci ne peut ressentir qu'un mal-être prononcé. On sent bien que cette fille voit, sans réellement voir ce qui se passe sous ses yeux. Lavie est devenu quelqu'un de très passif, et cela se voit sur l'ensemble de son visage blême : il est très souvent inexpressif.

La chevelure de Lavie est aussi brune que ses yeux. Elle ondule légèrement, mais généralement elle tient ses cheveux attachés par un épais chignon pour ne pas être gênée par eux, et ainsi dégager son port de tête. Comme son père est modiste, elle a pris l'habitude de percer son chignon d'une grande aiguille à chapeau afin de maintenir sur son crâne rond un couvre-chef conçus par les soins du vieil homme. Son père disait souvent à sa fille qu'elle était jolie, et gracieuse. Lavie en rougissait, car elle se trouvait très banale. Mais les chapeaux de son père l'aidaient à avoir une allure plus élégante, et féminine.
Lavie tâchait alors de se vêtir convenablement, pour honorer les jolis couvre-chefs que lui offrait son père. Elle portait souvent des robes cintrées, faites de tissus simple et peu coûteux. Mais avec ses talents de couturière, elle parvenait toujours de ses petits doigts fins à donner une nouvelle et fière mine aux chiffons qu'elle n'achetait que quelques livres. Quelques froufrous égayaient si aisément une robe neutre ! Lavie s'habillait autrefois dans des jolis tons pastels et clairs, désormais elle ne porte que des vêtements sombres. Elle évite cependant le noir. Elle se trouve déjà une bien triste mine, et la couleur du deuil n'aiderait sans doute pas à garder le moral. Outre ces vêtements et son chapeau, il était très rare de voir Lavie porter des accessoires tels que des bijoux, ou des gants. Elle apprécie beaucoup la simplicité, ce qui se constate aisément en la regardant.

Caractère
douce ;; serviable ;; discrète ;; réservée ;; solitaire ;; secrète


Le père de Lavie lui a toujours appris à être une personne bonne envers les autres. Rendre service était pour lui une obligation propre à chaque Homme, et il inculqua bien tôt les valeurs de l'entraide à sa petite fille. Par là même, elle apprit à être à l'écoute d'autrui, et à trouver les mots qui puissent réconforter un minimum la personne en détresse. D'une nature très discrète, Lavie sut également très tôt que les secrets que l'on lui confiait se devaient d'être tus par elle, sans quoi elle briserait le lien de confiance qui s'était tissé entre elle et le confident. Lavie n'aime pas les mensonges, et accorde une part très importante à la confiance dans les relations humaines qu'elle entretient (bien qu'aujourd'hui, elle en ait très peu).

Lavie est incapable de méchanceté. Le fait d'être à l'écoute des autres fit d'elle quelqu'un d'empathique, à même de se mettre à la place des autres. Elle y arrive si bien qu'elle parvient à ressentir les sentiments et émotions des autres rien qu'en s'oubliant quelques instants, et en se glissant dans la peau de son interlocuteur. Ainsi, Lavie craint l'idée de blesser quelqu'un. Elle même fut blessée par le passé (comme tout le monde, pour des choses et d'autres), et sachant très bien quel poids cela laisse parfois sur le cœur, elle refuse de l'infliger à une tierce personne, que celle-ci soit une personne proche d'elle ou un parfait inconnu. C'est une qualité, autant que c'est un défaut.

En effet, Lavie n'a jamais su réellement s'imposer face à autrui, lorsque celui-ci se montrait plus impétueux qu'elle. Si elle se retrouve en compagnie de quelqu'un de très sûr de lui, elle ne parviendra pas à se détendre devant cet aplomb. Les personnes qui en prennent conscience savent fort bien qu'ils peuvent alors lui demander bien des choses de façon parfois abusive : Lavie n'osera pas le faire l'affront de refuser, car elle craindra de les froisser. La jeune femme s'est alors bien souvent retrouvée dans la délicate situation de devoir se taire. Elle a beau vouloir protester, ou donner son avis, le risque de blesser l'autre était bien trop effrayant pour elle. C'est ainsi qu'on imposa à Lavie une vie non désirée jusqu'à son décès.

De son vivant, Lavie aimait beaucoup à aider son père dans la boutique de chapeaux. Elle aimait, et aime toujours le travail bien fait. C'est pourquoi elle s'applique toujours à accomplir chacune de ses tâches avec patience et soin. D'un naturel très calme, Lavie parvenait à rester des heures sur un même ouvrage, sans sourciller. Ce trait de caractère lui sert encre aujourd'hui face aux personnes provocatrices, comme autrefois devant d'irascibles et exigeants clients. Son incroyable patience et sa capacité à prendre sur elle ont fait de Lavie quelqu'un d'aguerri au travail, et dans son rapport à autrui. Elle tâchait en effet de ne jamais s'énerver sur un chapeau dont la finition lui causait de l'ennui, tout comme elle ne se vexait de rien.
Pour se détendre dans les cas où elle avait du mal à se détacher totalement de son travail (car personne n'est infaillible, n'est-ce pas?), Lavie se réfugiait dans la lecture. Elle aime encore aujourd'hui lire tout genre de livres. De son vivant, elle lu beaucoup de littérature classique anglaise, tout comme des romans d'amour ou d'aventure, de écrits et pamphlets politiques, ou encore des ouvrages consacrés aux découvertes de la science. Bien qu'elle n'en comprit pas toujours le sens, elle aimait profondément à noyer son esprit parmi les caractères imprimés sur le papier moite. Il lui semblait qu'elle y rencontrait une forme très pure de beauté.

Ces activités calmes et posées ont aussi forgé un aspect moins sympathique de la personnalité de Lavie. En effet, elle est peu habituée à faire la conversation, et il est rare qu'elle ait l'initiative d'une conversation. De toute manière, sa voic est trop douce et discrète pour que l'on puisse l'entendre. Lavie est une personne très réservée et timide. La compagnie d'autrui la rend parfois mal à l'aise, alors elle préfère s'éloigner pour être seule. C'est d'ailleurs dans la solitude la plus totale qu'elle se sentait le mieux, quelques mois avant sa mort.

On ne peut pas dire qu'aujourd'hui, Lavie ait beaucoup changé. A un détail près cependant : autrefois, elle était très souriante, et aimait à montrer qu'elle était joyeuse de vivre, malgré sa réserve. Désormais, Lavie ne sourit quasiment jamais. Cela semble logique : comment exprimer la joie de vivre une fois que l'on est mort ?

Passé

Le clocher de l'église sonnait 1 heure du matin. Par cette nuit froide et sans Lune, un couple s'affolait dans les rues sombres de la ville endormie. D'un pas rapide et le souffle court, ils essayaient de joindre l'hôpital le plus proche. Ils sont mariés depuis huit ans, et s'aiment profondément. Depuis le jour où ils se sont rencontrés, ils n'ont plus voulu se quitter. Après leur heureux mariage, leur plus grand malheur fut la difficulté qu'ils rencontrèrent à avoir un enfant. Des années passèrent sans qu'aucun bébé ne se profile, si bien qu'ils en avaient perdu l'espoir de devenir parents un jour. Le désir ne s'était cependant pas tari, et un jour où ils avaient décidé de s'aimer encore, la vie leur offrit ce cadeau inattendu. Neuf mois plus tard, Georges et Sybil Head couraient dans les rues de Liverpool pour se rendre à l'hôpital.

Mais Sybil ne se sentait pas bien. Outre la douleur des contractions et de l'arrivée de son enfant, elle se plaignait de maux de têtes, et disait avoir du mal à respirer. Arriva un moment où elle ne put courir davantage. Elle se courba en avant, et gémit de douleur. Elle tenait son ventre rond d'une main crispée, et sentait qu'elle avait le tournis. Georges, malgré son émotion et sa peur, rassembla ses forces et décida de prendre son épouse dans les bras afin qu'elle accouche ailleurs que sur les pavés, dans la fraîcheur de cette nuit.
« Courage Sybil, nous sommes presque arrivés ! » Sa femme lui avait alors sourit. Elle avait enroulé l'un de ses bras autour du cou de Georges, et approcha son visage de son oreille. « Tu es pâle comme un linge... Mais réjouis-toi, nous allons avoir un enfant, ce que nous désirons depuis des années ! ». Son mari lui répondit par un gentil sourire. Il courait toujours, et quand il aperçut enfin au loin le vieux bâtiment hospitalier, il sentit que son angoisse s'estompait peu à peu. « Nous y sommes, un médecin va enfin s'occuper de toi, tiens bon ! » - « Oui... Ne t'en fais pas. Nous irons depuis notre lit regarder les étoiles ! ». L'angoisse que Georges sentait partir revint alors. Ce n'était pas la première fois ce soir que Sybil disait des choses insensées.

Lorsqu'ils arrivèrent à l'hôpital, Georges cria à l'aide, et deux infirmières accompagnées d'un médecin peu éveillé les accueillirent en trombe. On conduisit Sybil sur un lit après que son époux l'eut embrassée et encouragée, et on la prépara à enfanter. Georges parvint à échanger quelques mots avec le médecin avant qu'il n'aille s'occuper de sa femme, dont les cris de douleur résonnaient dans tout l'hôpital. Il expliqua les symptômes étranges que son épouse avait présenté avant de venir. Il lui décrivit les récents maux de têtes, les évanouissements, ainsi que les petits moments de délire inexpliqués, dont elle ne se souvenait parfois pas. Le médecin écouta attentivement Georges, puis lui donna une accolade rassurante et lui dit de ne pas bouger du couloir. Juste devant lui se trouvait la porte de la salle où Sybil était en train d'accoucher. Il tremblait de tout son corps, et sentait qu'il était prêt à défaillir lui aussi. Pourvu qu'on lui dise que sa femme aille bien. Quel était donc le sexe de l'enfant à naître ? Ils avaient émis quelques idées de prénom, mais aucun n'avait été décidé définitivement. Est-ce que Sybil était en proie à des délires à cause de l'accouchement ? Il aurait voulu être à ses côtés, pourquoi le médecin lui avait dit de ne pas entrer ? Georges patienta plus de deux heures seul dans le couloir de l'hôpital. Une infirmière passait lui demander s'il avait besoin de quelque chose d temps à autre. Parfois, c'était plusieurs femmes qui arrivaient en courant pour changer l'eau et le linge.

Il était plus de trois heures du matin lorsque le médecin revint enfin chercher Georges. Mais celui-ci affichait le visage grave des professionnels de santé qui ont une mauvaise nouvelle à annoncer. « M. Head, votre femme a fait une crise d'éclampsie... » - « Ah ! Très bien, très bien... «  répondit Georges, qui fatigué par l'attente ne comprit rien de ce que lui dit le médecin. Ce dernier s'approcha de lui, et posa une main compatissante sur son épaule. « M Head, vous ne comprenez pas. Votre épouse a soudainement été prise de convulsions, dues à une grave hypertension. » - « Ah ! » fit Georges, décontenancé. Qu'attendait donc ce fichu docteur pour lui dire que sa femme allait bien ? Le modeste chapelier refusait d'entendre ce qu'il avait craint durant toute son attente. « Il s'agit d'une urgence vitale pour la mère et l'enfant à naître. J'ai tenté de pratiqué une césarienne dans l'urgence, car ç'aurait été un moyen pour moi de sauver votre femme... Mais malheureusement la crise était déjà trop avancée... ». Georges déglutit péniblement. Cela ne se pouvait... Le médecin, voyant fort bien que Georges était perdu, décida de l'emmener au chevet de sa femme. Il poussa la porte de bois de la salle d'accouchement, et le fit entrer. Georges y découvrit sa femme, inerte sur un lit, qui avait rassemblé toutes ses dernières forces pour donner la vie à leur enfant. La douce Sybil Head était décédée en couche. Georges ne le réalisa pas tout de suite. Pour lui, sa femme était endormie. C'était pour cela qu'elle ne lui serra pas la main quand il l'a saisit. Le médecin s'approcha de lui, et expliqua que les délires de Sybil étaient un symptômes de l'éclampsie, ainsi que les maux de tête et les malaises. Les convulsions ne surviennent que lorsque la crise se déclenche pour de bon.

Une infirmière, bouleversée par la mort de la jeune patiente – elle n'avait que 26 ans – tendit à Georges un petit paquet fragile, soigneusement protégé par des langes blancs. D'une voix tremblante, mais qui se voulait la plus chaleureuse possible, elle lui dit : « Félicitations, M. Head. Vous voilà père d'une jolie petite fille. ». Georges s'en saisit, et découvrit pour la première fois le visage renfrogné de sa fille. Il demeura interdit quelques instants. Il se sentit très heureux, et pourtant la mort de sa femme lui causait une incommensurable peine. Il était bouleversé, et sentit qu'il avait besoin de s'asseoir. Le médecin lui demanda après quelques instants comment il comptait appelé sa fille. Georges se souvint alors d'un prénom féminin que sa femme avait dit aimer particulièrement. Sur le moment, il ne l'avait pas vraiment enthousiasmé, et il l'avait dit à Sybil. Celle-ci avait alors sourit gentiment, en disant que ce n'était pas grave. Mais tout serait très différent à présent. Alors que le sel des larmes commençait à lui piquer le nez et les yeux, il répondit d'une voix blanche : « Lavie. ». C'était là un hommage qu'il devait à Sybil, à qui il n'avait pas pu dire au revoir alors qu'elle se tordait d'effort pour lui laisser au moins cela : une jolie petite fille qu'ils avaient tant désiré tous les deux.


- 9 Mai 1872

Devant le miroir de la boutique de chapeaux de son père, Lavie avait les larmes aux yeux. La petite fille alors âgée de sept ans avait décidé d'essayer un magnifique canotier que son père venait de terminer. Posé sur le comptoir, le couvre-chef n'attendait plus qu'une tête veuille bien l'essayer. Lavie l'avait saisit avec précaution, et l'avait délicatement posé sur son crâne avant d'aller se regarder dans le miroir d'ordinaire destiné aux clientes. Cela n'allait pas du tout : le canotier penchait, et lui donnait un air bancal. Lavie eut beau tenté de le redresser, rien à faire, le chapeau ne voulait pas se laisser faire. Il avait ce jour-là décidé d'être trop grand pour elle ! Lavie se contemplait depuis quelques minutes, et se trouva finalement bien ridicule. Quand Georges entra dans la boutique, il réceptionna soudainement sa fille qui s'était jetée sur lui. « Le chapeauuu il me va paaaaas ! » pleura-t-elle, en serrant la taille de son père pour lui faire part de son immense peine. A voir sa fille ainsi coiffée, le modiste ne put s'empêcher de rire. Mais conscient qu'il avait une petite fille à consoler, il s'agenouilla devant elle : « Allons, Lavie... Tu as pris un chapeau de grande dame, c'est normal qu'il soit trop large pour toi ! Ce qu'il te faut, c'est un chapeau pour petite princesse. » Georges essuya les larmes de sa fille, et s'en alla dans l'arrière boutique chercher un paquet qu'il avait précieusement emballé.

Quand il revint, Lavie écarquilla des grands yeux surpris. Comme ce présent était joli, dans son paquet tout rouge, et sertis de ce drôle de ruban ! Georges posa le paquet sur le comptoir, et souleva sa fille pour l'y asseoir à son tour. « C'est pour toi, ma petite Lavie ! » déclara avec gloire son père. Lavie n'y comprenait plus rien : « Mais papa, mon anniversaire c'est la semaine prochaine ! » - « Oui, mais je l'ai terminé hier soir. Et il est grand temps que tu aies ton propre modèle ! ». Lavie s'empara de la boîte, en défit délicatement le ruban, et souleva le couvercle. Elle y découvrit un très joli chapeau, d'une jolie couleur opaque qui rappelait cette du chocolat, fait de tissu et d'une paille très fine et souple. Il était joliment arrondi sur le haut, et l'un de ses rebord était élégamment relevé vers l'extérieur pour mettre en valeur de visage de la femme qui le porterait. Lavie était émerveillée devant cette beauté que son père lui offrait. Ce dernier l'en coiffa, en prenant garde à ne pas abîmer son joli petit chignon. Il l'observa un instant, et se dit qu'il manquait un petit quelque chose à ce chapeau. Il prit alors le ruban qui lui avait servi pour fermer le paquet cadeau, et l'attacha soigneusement au contour de tête du chapeau. Il prit ensuite Lavie dans ses bras, et l'amena devant le miroir d'essayage. La petite écarquillait des grands yeux ronds. « C'est le plus beau chapeau que j'ai vu de toute ma vie ! » murmura-t-elle, ébahie par l'allure riche qu'il lui donnait. « J'ai conçu ce chapeau tout spécialement pour toi. Personne à Liverpool n'aura le même que toi. Tu es désormais tout à fait unique ! » lui dit son père, avec douceur. Lavie le serra alors très fort dans ses bras, heureuse comme un pape d'avoir été ainsi embellie par son père. En grandissant, Lavie demandait toujours le même cadeau pour ses anniversaires : si le chapeau était devenu trop petit, elle voulait avoir exactement le même modèle, en un petit peu plus grand.


- 15 Janvier 1879

Depuis quatre ans, Lavie avait pris la décision d'aider son père dans son travail de modiste. C'est donc à l'âge de dix ans qu'elle décida d'apprendre à concevoir des chapeaux. Elle apprit également, en digne fille de commerçant, à accueillir les clients et à les conseiller dans leur choix de chapeaux, toujours en tâchant de demeurer fidèle à leurs désirs ainsi qu'à leurs attentes. Selon une démarche désintéressée et professionnelles, Lavie suivait le modèle qu'était son père. Parfois, ils devaient coudre et fabriquer des chapeaux toute la nuit durant, afin que les rayons de leur petite boutique de quartier soient remplis pour le lendemain matin. La petite fille sut comment pétrir les pailles et modeler les tissus pour leur donner une forme élégante ou décalée, elle sut arranger fleurs et textures pour un rendu chic, et sut également arranger les collections selon les saisons. Elle fut prise de passion pour son travail, et suivait toujours avec très grande attention ce que lui enseignait patiemment son père. D'un calme olympien quand elle était penchée sur une tâche fastidieuse, elle agissait avec le même recul quand elle se trouvait face à des clientes capricieuses, parfois un peu trop haut placées pour accepter d'être reçues par une gamine. La boutique Head Hatter se fit alors une petite renommée locale, mais qui ne s'étendait pas au delà de la campagne de Liverpool.

Le 15 Janvier 1879, quelqu'un de très important fit son entrée dans la petite chapellerie.

Georges venait de lire un article dans le journal du jour parlant du dernier esclandre causé dans la Chambre des Lords par le Comte Arthur Kingsley. Celui-ci avait réagit aux paroles qu'il trouvait trop « vieillottes » d'un juge de la Chambre, et avait affirmé comme une provocation qu'il n'était pas impensable qu'une femme ait un jour le droit de vote. Ce drôle de noble visionnaire et pourtant amoureux des traditions, étant tantôt vu comme un bouffon du roi, et tantôt comme un fiable pionnier du Royaume britannique. Le modiste avait beaucoup d'admiration pour cet homme, qui s'occupait en outre de l'intérêt des petites gens. Quelle ne fut pas sa surprise, quand il entendit tinter la clochette de la porte d'entrée de la boutique, de voir pénétrer dans la pièce cette si grande figure du Parlement de Londres ! Il était accompagné de son épouse-une femme de très grande classe-, ainsi que de leur plus jeune fils. Lord Kingsley avait salué très respectueusement Georges, et lui expliqua la délicate situation dans laquelle il se trouvait en ce jour. « J'ai égaré ce matin mon chapeau haut-de-forme. Il a été malheureusement emporté par une violente brise matinale, alors que je quittais notre manoir de campagne pour retourner à Londres. Auriez-vous quelques modèles à me présenter, s'il vous plaît ? ». L'exquise urbanité de Lord Kingsley intimida un peu Georges, mais celui-ci se mit au travail avec joie. Alors qu'il présentait lesdits couvre-chefs à son important client, Lavie sortit timidement la tête de l'arrière boutique. Voyant que les clients étaient sans doute des personnes huppées socialement, la jeune fille s'empressa d'épousseter sa robe, et de se recoiffer pour être plus présentable. Elle sortit alors, pour aller à la rencontre ce cette très belle lady et du garçon qui se tenait sagement à ses côtés.

« Puis-je vous aider, Madame ? » demanda Lavie, avec politesse et un léger sourire sur le visage. La Comtesse lui affirma avec gentillesse qu'elle n'avait besoin de rien, mais qu'elle aimait à contempler le si joli travail qui était accomplit dans cette petite boutique. Elle s'étonnait de la richesse, de la variété et de la qualité des articles que Head Hatter proposait. Lavie rougit, et l'en remercia avec timidité. « Il est singulier de s'appeler Head, lorsque l'on est chapelier... » lança alors le jeune garçon. La pointe narquoise de sa voix fit l'effet d'une insulte à Lavie, qui ne comprit pas pourquoi ce garçon semblait si énervé. La Comtesse réagit avec fermeté : « Rupert, sois poli avec ces gens je te prie ». Ledit Rupert croisait les bras l'air mécontent, et n'adressa pas le moindre regard à Lavie. Celle-ci s'en froissa, mais elle ne voulait pas importuner la Comtesse. Elles poursuivirent alors leur conversation, sans faire plus attention à ce trouble-fête. Quelques instants plus tard, Lord Kingsley repartit entièrement satisfait avec toute sa petite famille, et Georges n'avait plus un poil de sec. Lavie ne se doutait alors en rien que cette rencontre allait changé sa vie à jamais.


- Le temps passe...

Durant des années, Lord Kingsley revint à Liverpool dans la boutique de Head Hatter pour assurer à sa famille des coiffures impeccables. C'est ainsi que Georges Head, petit modiste de Liverpool, se retrouva affublé du fantaisiste titre de « chapelier favori des Kingsley ». Chef de famille, épouse, fils, filles, cousins, cousines, tous étaient passés par la boutique ! Il avait l'impression de vivre un rêve, et la gentillesse dont faisait toujours preuve la famille noble lui valut de nouer des liens amicaux très forts avec Arthur. Tous deux se respectaient, et s'admiraient mutuellement. Lavie restait parfois en retrait, toujours intimidée par l'élégance et la beauté de la famille Kingsley. Mais sa propre élégance et beauté avaient su toucher le cœur d'un jeune homme, qui autrefois garnement irascible, ne savait plus où se mettre lorsque Lavie paraissait aux côtés de son père. Si Rupert avait très envie de s'entretenir avec Lavie lorsqu'il venait à la campagne avec sa famille, il n'osait jamais lui adresser la parole plus de deux minutes. Il finissait toujours par balbutier, ou par ne plus savoir que dire. Ses frères et sœurs s'en amusaient, tandis que les parents s'en attendrissaient. Lavie était quant à elle assez gênée, car elle n'aimait pas vraiment l'idée d'avoir l'attention de quelqu'un comme Rupert. Il lui paraissait souvent assez impétueux, et sûr de lui. Elle préférait les garçons modestes, comme Ethan, un jeune forgeron qu'elle croise toujours lorsqu'elle va acheter du tissu pour les chapeaux. Malheureusement pour elle, Georges et Arthur voyaient d'un trop bon œil une possible histoire d'amour entre elle et Rupert pour que Lavie puisse parler à son père de ses sentiments.

Les Kingsley finirent par entretenir des relations si amicales et étroites qu'ils vinrent toujours plus souvent dans leur résidence secondaire proche de Liverpool. Lord Kingsley connaissait fort bien les rumeurs qui circulaient sur lui. La pègre lui reprochait de fréquenter un bourgeois du petit peuple. Mais comme Arthur était un homme intègre, et fidèle à lui-même, il préférait écouter ce que lui soufflait la belle amitié qu'il avait nouée avec Georges plutôt que les prétentieux de la haute société.  C'est ainsi que Lavie et son père furent régulièrement invités au Manoir secondaire des Kingsley pour des dîners et parfois quelques soirées dansantes, comme si Arthur avait voulu les intégrer dans sa propre famille. Ce qui n'était pas pour déplaire à Rupert, bien heureux d'avoir un prétexte pour approcher Lavie et passer de bons moments avec elle. La jeune fille dû dire adieu à son petit forgeron pour toujours.

- 6 Octobre 1883

Il faisait froid ce matin d'automne. Les feuilles mortes dans les rues de Liverpool flânaient au rythme des bourrasques de vent capricieuses. Certaines venaient se frotter sur le sol, et faisaient le même bruit que lorsque l'on passe un rapide coup de balai. Emmitouflée dans son châle de laine, Lavie frissonnait un peu. Debout face à la porte d'entrée de la boutique Head Hatter, elle sentait son cœur la pincer profondément. A moins que ce ne fut une aiguille à chapeau, dure et froide qui peinait à passer entre les mailles de son pauvre cœur aujourd'hui bien triste ? Lavie ne pensait pas que quitter cette si jolie boutique puisse être si douloureux. Alors qu'elle voyait des jeunes porteurs vider le fonds de son dernier carton, Lavie serra fort la clé de la porte contre son cœur, et la mort dans l'âme se résolut à fermer la serrure définitivement. Elle sentait que son nez la piquait un peu. Allons bon... la voilà qui se mettait à pleurer, comme une petite fille. Elle essuya ce qui ne se décidait pas à arrêter de couler sur son visage. Il fallait s'y résoudre, il était fatal qu'un jour où l'autre, au vu des circonstances actuelles, la boutique ferme ses portes. Au travers des volets de bois qui couvraient désormais leur si jolie vitrine, Lavie risque un regard à l'intérieur du magasin. Il n'y avait plus rien. Tous les beaux chapeaux avaient disparu, plus aucun accessoire ne trônait sur les présentoirs. Le grand miroir où elle avait autrefois admiré pour la première fois le chapeau qu'elle portait ne refléterait plus rien que du noir. Quant au comptoir où était toujours accoudé son père, pour faire ses comptes, accueillir les clients, lire le journal... il n'aurait plus à soutenir personne à présent.

Alors qu'elle avalait péniblement sa peine, Lavie sentit une main douce s'enrouler autour de ses épaules. Il s'agissait d'un jeune homme, qui autrefois était un garçon colérique qui ne daignait même pas regarder la fille de chapelier qu'elle était. Aujourd'hui, c'était un ami cher à ses yeux, bien qu'elle ne le montrât pas. Mais elle ignorait toutefois que ce jeune homme était le plus épris d'elle au monde. De son doux sourire, il était venu pour la réconforter. Depuis Londres, il était venu juste pour elle, afin de l'aider à fermer tous ses bagages et à s'en aller de Liverpool sans trop de poids sur le cœur. Dans ce matin gris et venteux, ses cheveux blonds étaient aussi éclatant qu'un timide rayon de soleil. « Ne pleure pas, Lavie... » dit doucement Rupert, en la serrant contre lui. Ils restèrent ainsi pendant quelques minutes, jusqu'à ce que Lavie décide de s'écarter de lui. « Je te remercie, Rupert... Ça va aller... » l'assura-t-elle, en lui faisant un faible sourire. Surmonté de deux grands yeux rouges de tristesse, Rupert ne crut pas un mot de ce que dit Lavie, mais il acquiesça gentiment. Il la savait secrète et réservée. Pourtant, quand il la regardait, grandissait en lui une folle envie de la garder auprès de lui pour toujours, d'être la source de son sourire et le porteur de ses espoirs. Il ne se souvenait plus très bien de comment elle avait réussit à le toucher, mais cela faisait des années qu'il la chérissait comme une future fiancée. En digne fils de son père, Rupert comptait bien proposer à Lavie tôt ou tard de s'unir pour l'avenir. Mais ce n'était pas un bon jour pour le faire. Aujourd'hui, il était très peiné de voir sa si jolie mine froissée par de la tristesse. Tout s'était enchainé si vite depuis la nouvelle...

« Viens avec moi, lui dit-il en lui prenant la main. Le prochain train pour Londres part dans une heure. » - « Mais quand es-tu venu ? » - « J'ai pris un train hier soir, et ai dormi dans une auberge avant de venir te voir. Mon père a insisté pour que tu ne sois pas seule... Mais je n'ai pas osé te déranger pendant tes derniers moments dans la boutique. Cette nuit de rangement a dû être épuisante. ». Lavie ne dit plus rien jusqu'à ce qu'ils arrivent tous deux à la gare de Liverpool. Rupert acheta leurs billets, et ils montèrent dans un wagon de première classe. Lavie rougit un peu, mais fort heureusement il n'y avait personne dans leur compartiment pour s'importuner de son humble présence. Lorsqu'ils furent assis, face à face, Rupert croisa les bras et tâcha de prendre l'air le plus gentil possible. « Mon père a hier soir reçu des nouvelles de Georges. Ne t'inquiète pas. Le médecin de l'hôpital a dit qu'il s'en occuperait bien... Quand il aura pris du repos, il pourra venir chez nous. Tout comme toi, Lavie. » - « C'est si gentil de la part de ta famille d'avoir payé les frais de ses soins... Je n'en aurais jamais eu les moyens seule... » - « Cela nous semblait évident. Nos pères sont amis depuis tant d'années ! Malgré les circonstances, nous sommes heureux de partager notre manoir avec vous. ». Lavie sourit doucement. Mais ses lèvres formèrent bientôt un rictus nerveux, et triste. Elle sentit de nouveau les larmes monter à ses yeux. « Pauvre papa... Il aimait tant son métier... Mais il ne pourra plus jamais faire des chapeaux ! A présent, il a tellement de peine à respirer et le cœur si fragile qu'il ne peut plus se tenir qu'assis, au fond d'un lit de malade ! ». Alors que Lavie plongeait son visage dans ses mains, Rupert vint s'asseoir près d'elle, et l'enlaça encore une fois. Mais il ne la lâcha pas jusqu'à leur arrivée à Londres. Lavie, ivre de fatigue et d'inquiétude, s'était endormie contre lui.

1er Avril 1885

Assise à côté du lit d'hôpital de son père, Lavie serrait fermement de ses mains les doigts frais de son père. Cela faisait deux ans qu'ils avaient quitté Liverpool ainsi que la boutique de chapeaux, et qu'ils vivaient chez les Kingsley, qui s'inquiétaient trop des pneumonies à répétition de Georges pour le laisser seul à la campagne. Mais la veille de ce 1er Avril, son état s'était soudainement aggravé, et le docteur avait préconisé qu'on le conduise au plus vite à l'hôpital. Cependant il y avait très peu d'espoir qu'il voit la nuit de ce jour tomber. Lavie l'avait veillé toute la nuit. En cette fin de matinée, Georges finit par rouvrir les yeux. Il resta silencieux quelques instants, et dévisagea sa fille les yeux plissés de fatigue.
« Lavie... » - « Papa ! Comment te sens-tu ? » Georges lui fit un faible sourire. « Pardonne-moi, je ne t'avais pas reconnue tout de suite... Je vois trouble ». Lavie sentit son cœur battre douloureusement dans sa poitrine. Mais tout irait bien à présent. Il s'était remis de sa crise d'hier soir, il pourrait se lever et revenir avec elle chez les Kingsley. Alors qu'elle se levait pour aller chercher un médecin, Georges la retint. « Attends, Lavie... J'ai des choses importantes à te dire... ». Lavie aurait aimé que cela attende, il fallait à tout prix qu'un médecin le voit tout de suite. Elle ne savait que trop bien ce que ce genre de mots annonçaient, et elle ne pouvait pas accepter ce qui risquait de se produire.

« Tu as toujours été une si gentille petite fille, Lavie... Tu m'obéissais, tu étais douce, et tu m'aidais si bien au travail. Je suis heureux d'avoir fait de toi quelqu'un de bien. Tu es devenue si jolie. Tu ressembles beaucoup à ta mère, tu sais ? » Georges parlait d'une voix faible. Lavie serrait toujours ses mains, et avait rapproché son visage pour pouvoir l'entendre au mieux. « Je te prie de me pardonner... Si j'avais eu un appareil photographique à l'époque, j'aurais pu te montrer le visage de ta mère... » - « Ce n'est rien, papa ». Son père lui sourit encore. « Écoute-moi bien... Je veux que tu sois heureuse, ma petite fille. Tu le mérites, et c'est tout ce que je te souhaite. Alors, reste auprès des Kingsley. Laisse Arthur et Cora s'occuper de toi comme de leur propre fille, fais d'eux ta famille. Pour ne rien te cacher... Je compte aussi sur Rupert, pour prendre soin de toi comme de la prunelle de ses yeux. Cela ferait de moi un homme très heureux... Et j'aurais accompli mon devoir de père en te laissant en de bonnes mains après ma... » - « Ne dis pas n'importe quoi, voyons ! Je vais appeler un médecin. Tout ira très bien, je te le promets ! » - « Lavie... dis-moi que tu feras ce que je t'ai demandé... S'il te plait, reste avec les Kingsley, laisse Rupert s'occuper de toi... ». Lavie réprima son envie de pleurer. Elle fit le plus radieux sourire qu'elle put, et dit à son père avec gaieté : « Oui, je te le promets. Je resterai chez les Kingsley... Tu n'as aucune inquiétude à avoir ! ». Sur ces mots, Georges remercia sa fille, et lui dit qu'elle devrait sans doute rentrer se reposer un peu. Il ne lui laissa pas le loisir d'insister, et lui assura qu'il penserait à elle aussi fort qu'elle penserait à lui. Ainsi, ils ne seraient pas séparés pour de bon. Lavie lui dit qu'elle reviendrait le voir. Après avoir embrasser son père et prévenu un médecin de ce qu'il s'était réveillé, elle s'en retourna épuisée dans la demeure des Kingsley. Ces derniers, pudiques et discrets, avaient préféré rester en retrait pour respecter l'intimité du père et de sa fille. Mais ils étaient morts d'inquiétude. Lord Arthur n'en dormait plus de la nuit, d'après les valets de pieds et le majordome.

Le lendemain matin, un messager venait annoncer au Manoir Kingsley le décès de M. Georges Head des suites de sa maladie. On l'enterra cinq jours plus tard, près d'une église blanche. Arthur fut si triste qu'il en vieillit de dix ans, et on n'entendit plus son grand rire clair résonner dans les couloirs de la demeure. Lavie quant à elle supportait de lourdes cernes humides, qui plombèrent  son visage durant des mois. Rupert s'empressait de venir sécher toutes ses larmes, et alors il la prenait dans ses bras pour lui chuchoter qu'il serait toujours à ses côtés, et que jamais il ne la laisserait seule.

12 Juin 1886

« Oh, mes enfants... C'est merveilleux ! C'est une nouvelle des plus réjouissantes ! Oh, comme je suis heureux ! »

Lord Kingsley avait presque eu les larmes aux yeux lorsque Rupert lui apprit qu'il comptait se marier prochainement avec Lavie. Cette dernière était présente lors de l'annonce, mais elle était si rouge et tremblante qu'elle n'avait pas osé ouvrir la bouche, ni même porté à ses lèvres la tasse de thé qui trônait devant elle. L'ambiance à la bibliothèque du manoir Kingsley se fit soudainement plus vivante que depuis quelques mois. Arthur fit appelé tout de suite le majordome et l'intendante pour les mettre au courant. Bientôt, tous les domestiques furent enchantés de savoir que leur jeune maître allait épouser la jeune femme qu'il aimait depuis tant d'années. Toute la famille Kingsley fut également mise au parfum après quelques lettres, et de nombreux amis vinrent rendre visite pour faire part aux futurs mariés de leur félicitations. Lavie, qui était si intimidée par la situation, se tenait légèrement dissimulée derrière son fiancé lorsqu'ils marchaient tous les deux dans le manoir, et souriait avec réserve à tous ces visages émus par la nouvelle.

L'attitude de Lavie avait changé du tout au tout par rapport aux Kingsley depuis qu'elle était devenue comme un membre de leur famille. Avant, lorsqu'elle travaillait avec son père à Head Hatter, elle n'aimait pas à voir ces nobles arriver. Elle était persuadée que la politesse dont ils faisaient preuve à l'égard du petit commerçant qu'était son père était de la condescendance, basse et discrète, et que dès qu'ils mettaient un pied dehors, ils s'amusaient d'avoir impressionner ce plouc. Elle n'aimait pas non plus l'attitude de Rupert, qui était toujours très grognon. A chaque fois qu'elle entendait les Kingsley dans la boutique, son estomac la serrait un petit peu. Elle s'élançait ensuite courageusement à leur rencontre, en tâchant de faire bonne figure. Mais à mesure qu'elle grandit, elle s'était aperçu que les liens entre son père et Lord Kingsley étaient issus d'une amitié très sincère. Alors elle se mit à apprécier ses visites, et s'habitua à leur rang peu à peu. A l'époque où ils étaient invités à dîner dans leur manoir de campagne, Lavie apprit à être à l'aise dans une demeure si riche qu'elle en avait le vertige en passant ses portes. Mais Lavie se détendit, et s'ouvrit à son tour à ce monde de la noblesse qui lui était inconnu. Son hostilité envers la famille s'estompa : peu à peu, Lavie se mit à aimer les Kingsley, l'excentricité d'Arthur, l'élégance de sa femme Cora. Elle apprit à aimer la compagnie des frères et sœurs de Rupert, et surtout, elle apprit à l'aimer lui.

Cette parenthèse de bonheur remarquable fut assombrie le jour où la maladie de Georges devint permanente. Chacun était inquiet, et Lavie sentait son cœur trembler sur une pente dont la chute pourrait la mener à ses idées noires passées. Après le décès de son père, Lavie pensait effectivement que tout redeviendrait comme avant. Elle n'aimerais plus les Kingsley, et elle ne serait pour eux qu'une petite chapelière pauvre et campagnarde qui était indigne de marcher sur leurs terres. Il n'en fut rien : la famille lui prouva à plus d'un titre qu'elle l'avait adoptée, et qu'elle n'avait pas à craindre la solitude. Malgré le malheur d'avoir perdu son père, Lavie était heureuse d'être aimée par les Kingsley, et leur rendit leur amour comme le lui avait demandé Georges sur son lit de mort.  

On ne pouvait pas dire que ce mariage à venir était très respectueux de l'étiquette aristocratique. Lavie craignait de ce que la réputation des Kingsley n'en soit définitivement entachée, et que plus personne dans la haute société ne veuille leur parler. Elle était terrifiée à l'idée que leurs amis puissent leur tourner le dos. Quand elle confiait ses doutes à Rupert, il éclatait de rire. «[color:d50c=669966] Tu réfléchis comme une aristocrate ! Lavie, je n'entends pas renoncer à toi sous-prétexte des qu'en dira-t-on. Cela fait bien trop longtemps que je te veux à mes côtés... ». Et Lavie aussi riait timidement, rassurée de ce que leurs sentiments ne soient pas entravés par des règles établies par autrui, et à la fois heureuse de voir sa vie ainsi chamboulée. Elle et Rupert furent mariés dans l'année 1886, un jour de Décembre où il fit si froid qu'il neigea beaucoup. Au sortir de l'église, Rupert avait emmené Lavie un peu à l'écart, une fois que tout le monde fut bien assez occupé à discuter de cette si belle journée. Il l'avait emmenée au détour d'une petite parcelle de neige fraîche et vierge. Il s'était alors penché vers l'avant, et s'était redressé après quelques secondes. « C'est un message qui t'es adressé...» avait-il dit, heureux de son geste. Il avait effectivement écrit quelque chose dans la neige. La jeune mariée se mit à rougir comme une petite fille lorsqu'elle lut « Je t'aime, ma chère Lavie ». En message de réponse, Rupert eut droit à un baiser hivernal.

Adieu, Lavie...

« C'est incroyable ! »

Rupert entra triomphant dans le petit salon du manoir, où Lavie s'appliquait à recoudre les quelques décorations d'un chapeau que sa belle-sœur lui avait confié. Son jeune époux affichait une mine radieuse, et agitait dans sa main une petite lettre. Heureux comme un pape, Rupert vint s'asseoir aux côtés de Lavie. « Qu'est-ce que c'est ? » - « Une lettre, envoyée par la famille Northwoods ! ». Devant le visage si enjoué de Rupert, Lavie comprit que cette lettre contenait quelque chose qui lui faisait grandement plaisir. Il lui tendit gentiment le petit papier : « Il organise un bal le 25 du mois prochain. Il nous fait part de ses sincères félicitations pour notre union, et nous convie à cette soirée chez lui, à Northwoods Manor. ». Rupert prit la main de Lavie, avec enthousiasme : « Cette famille a connu un essor phénoménal en seulement quelques années! N'est-il pas merveilleux, Lavie, qu'un gentleman aussi important de Ronald Northwoods nous offre pour un soir l'hospitalité ! Cela signifie que notre union a été reconnue jusque dans leurs contrées ! ». Lavie eut un rire léger, amusée par la joie que Rupert éprouvait à lui lire cette invitation. « C'est une perspective réjouissante, en effet. » répondit-elle avec calme. « De plus, nous aurons tout le temps de fêter ton anniversaire avant de nous rendre chez les Northwoods. Lavie, j'ai hâte que ce mois de Mai ne commence ! » - « Moi, j'ai hâte de danser avec toi, sous le toit de ce si grand homme ! » affirma Lavie avec malice. Tous deux qui se réjouissaient tellement de cette soirée ne se doutaient pas une seule seconde de ce qui allait s'y dérouler, et que les funestes événements de ce 25 Mai 1887 allaient les séparer à jamais.


Le 25 Mai 1887

Les rires devinrent cris. Les sourires se changèrent en expression de terreur, et les pas de danse légers et gracieux laissèrent place à d'impatientes courses poursuites vers la sortie du manoir. Alors qu'en début de soirée il flottait une douce odeur de vieux manoir dans la résidence des Northwoods, on ne sentait plus désormais qu'une épaisse poussière de suie qui collait les bronches à en étouffer quiconque la respirait trop. Tout qui n'était que lumière dorée, belles boiseries et tapisseries chaleureuses, devint plus rouge que les antichambres de l'Enfer. La soirée qui battait son plein fut soudainement interrompue par un effroyable incendie, qui se déclara si abruptement qu'une panique monumentale s'était emparée des invités. Ne pensant tous qu'à leur survie, les invités se mirent à courir avec fureur vers la sortie du manoir. Les femmes gênées par leurs robes se firent bousculées et piétiner par tous ceux qui avaient la possibilité de s'enfuir. Dans la torpeur des cris et du délire de la peur de mourir, le chaos le plus complet régnait désormais dans le manoir.

Rupert courait, en maintenant le plus férocement du monde la main de Lavie. Tous deux étaient sortis dans les derniers de la salle de bal, et suivaient le courant irréfrénable de tous ces gens qui se hâtaient vers la première sortie du manoir qui voudrait bien les faire échapper au cauchemar des flammes, plus voraces qu'un démon affamé. Après à peine quelques minutes du début de cette débandade effroyable, quelques corps jonchaient déjà les corridors du manoir. Des gens piétinés, ou étouffés par la fumée noire suffocante... Lavie et Rupert, un mouchoir fermement appliqué sur les voies respiratoires, couraient à côté de ces scènes d'horreur, impuissants face à la force destructrice de l'incendie.
Mais le comble de l'horreur fut lorsque toutes les personnes encore vivantes qui tentaient de s'échapper comprirent que toutes les issues du manoir étaient dérouillées. Lorsque l'on se tourna vers les habitants ordinaires des lieux, leur air bouleversé et terrifié fit comprendre à tous que désormais, l'assemblée de personnes présentes dans le manoir était condamnée à mourir dans l'incendie. Certains, n'acceptant pas leur sort, se mirent à hurler, à frapper portes et fenêtres jusqu'à ce que leurs mains et gorges furent en sang. D'autres se résignèrent, attendant la mort comme le destin que Dieu avait choisi pour eux. Lavie tourna vers Rupert des yeux inquiets, emplis d'incompréhension et de terreur. Le jeune homme la prit gentiment dans ses bras, et la serra contre lui de toutes ses forces, comme s'il avait voulu que leurs corps ne fassent plus qu'un. Lavie, qui s'accrochait à Rupert avec désespoir, sentit que leurs jambes faiblissait. Sa vue se troubla, et sa gorge la brûlait si fort que respirer était devenu pour elle une torture. Le couple se retrouva allongé à terre. Si Rupert serrait toujours aussi fort Lavie, celle-ci avait de plus en plus de mal à contrôler ses muscles. Ils faiblissaient, de plus en plus, sans qu'elle ne puisse rien y faire. Non... Pas ça, tout sauf cela... Rupert, je veux rester avec toi, empêche moi de partir... Non, je ne peux pas m'en aller maintenant... Je veux vivre, je veux vivre avec toi ! … Mon dieu... Que l'on nous vienne en aide, par pitié... Les paupières de Lavie se fermèrent, sur le visage de son époux qui rendit son dernier soupire.


Errance...

Un rayon de soleil perça à travers une fenêtre. Sentant sa faible chaleur sur son visage, Lavie ouvrit les yeux. Elle fut éblouie par la clarté de sa lumière si pure. Était-ce donc cette fameuse lumière que l'on voyait lorsque l'on mourait, avant de rejoindre les cieux ? Mais tout cela n'avait rien d'un miracle. Lavie sentit qu'elle était allongée sur le sol dur d'un couloir qu'elle connaissait bien à présent. Lorsqu'elle se redressa, elle vit que la lumière qu'elle croyait être celle du salut éternel n'était que celle du jour. Autour d'elle, il n'y avait personne. Quelque chose n'allait pas... Alors qu'elle s'asseyait, Lavie remarqua qu'elle ne sentait plus rien. Elle regarda ses mains, et les trouva d'une pâleur mortelle. Elle toucha son visage, fébrile. Sa figure était glacée... Et tout ce qui l'entourait lui parut si gris qu'elle en eut très peur. Et quel était cette profonde nostalgie qu'elle éprouvait ? C'était comme une énorme pierre froide et lourde sur son cœur.

Où est Rupert ?

Lavie le chercha du regard. Il y avait un instant, il la tenait dans ses bras... Malgré les flammes et les cris d'horreur, il lui disait que tout irait très bien, et qu'il ne la laisserait pas seule... Qu'ils seraient toujours ensemble. Alors où es-tu, Rupert ? Lavie comprit qu'il ne s'était pas passé juste un instant entre son évanouissement et son réveil. Lavie comprit aussi qu'elle n'avait pas fait qu'un simple malaise. Ce soir là, c'était pour toujours que ses paupières s'étaient closes sur la vie. Dans cet immense couloir vide, Lavie se sentit profondément seule. Elle leva les yeux vers une horloge, qui ne fonctionnait plus. Depuis combien de temps suis-je ici ? L’horloge ne lui répondit pas. Mais pourquoi ne suis-je pas partie... ? Se demanda Lavie, avec une détresse sourde et inerte. Alors qu'elle était assise sur le sol, les jambes tordues comme celle d'une poupée disloquée, elle sentit une immense peine exploser au fond de son âme. Mais ce ne fut qu'une larme, une toute petite larme moqueuse, qui s'écoula sur son visage blême.

En réalité
Bienvenue sur le forum !  Ça va ?  T'es en forme ?
Ma foi oui Smile
Si tu as une question, mieux vaut la poser maintenant.  Y a pas un truc que t'aurais pas compris et te chiffonne ?
Non il me semble que tout est clair
Tu as peut-être une suggestion ?  Une super idée qui t'es venue et qui pourrait rendre le forum super cool ?
Pas spécialement, non plus !
Encore une dernière petite chose avant de te laisser tranquille...  Comment as-tu découvert le forum ?
Je vous ai découvert sur un top-site.



Dernière édition par Lavie Head le Sam 14 Juin - 14:38, édité 11 fois
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MessageSujet: Re: Lavie Head    Ven 30 Mai - 16:35

UNE VRAIE DE VRAIE NOUVELLE HAN ! Bienvenue ma belle, j'adore ton vava, veux-tu m'épouser ?♥ /BUS/

En plus une âme en peine quoi ghtredfvgt nous sommes félins pour l'autre 8DDD (jeux de mots carambar ouioui ...) non sincèrement je t'aime voilà ;w;

Et sinon bienvenue, au passage. Passe sur la cb quand tu peux, nous te tiendrons compagnie -enfin on va essayer. Vote sur les top aussi, comme quoi ils servent bien ces petits *^* ♥
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MessageSujet: Re: Lavie Head    Ven 30 Mai - 18:51

Hihihi, merci Harold Smile

C'est noté pour les votes, la CB, et le mariage xD Au plaisir de rp avec toi en tout cas !
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MessageSujet: Re: Lavie Head    Sam 14 Juin - 14:45

Bonjour !!

Excusez-moi pour ce double post, mais je tenais à vous dire que j'ai terminé de rédiger ma fiche Smile
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MessageSujet: Re: Lavie Head    Mar 17 Juin - 18:10

Alors j'ai lu ta fiche, et je l'ai trouvé très joli! Malgré la longueur de l'histoire, elle a été vraiment très plaisante à lire, je te l'assure! Par contre il y a deux petits détails qui ne collent pas dans l'histoire:

-Les Northwoods ne sont pas comte, mais de simples bourgeois enrichis.
-Lors de l'incendie, personne ne meurt dans les flammes de l'incendie, tous meurent asphyxiés et les corps demeurent intacts.

Comme tu vois, c'est trois fois rien il suffit de changer que quelques phrases! Sinon pour la disparition Rupert, s'il est mort de l'incendie, il est sans doute un fantôme lui aussi. Bien sûr, cela n'empêche pas qu'il soit parti ailleurs en errance, mais je préfère juste te le préciser au cas où !

Voilà quand tu auras changé ces petits détails, je n'aurais aucun mal à te valider /o/
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MessageSujet: Re: Lavie Head    Mar 17 Juin - 19:41

Merci William !

Par contre, je suis embêtée, car je ne peux pas éditer ma fiche :/
C'est le problème dont je t'ai parlé par MP, la page de maintenance s'affiche encore, mais cette fois-ci mes modifications ne sont pas prises en compte...

Dois-je poster ma fiche corrigée dans un autre sujet ? Smile
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MessageSujet: Re: Lavie Head    Mar 17 Juin - 20:07

Il vaudrait mieux en effet que tu fasses ainsi en effet /O/ On sais que ce n'est pas de ta faute ce problème nwn
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MessageSujet: Re: Lavie Head    Mer 18 Juin - 8:11


Présentation validée !

Puisque les corrections ont pu être apportées, il ne nous reste plus qu'à te valider !

Tu es à présent libre de rp.  Nous te souhaitons encore une fois la bienvenue et espérons que tu te plairas sur le forum !
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Lavie Head

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